Ve FESTIVAL D’ART HORS-LES-NORMES DE PRAZ-SUR-ARLY (Haute-Savoie)

 

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**FIN DE FESTIVAL : CREATION D’UNE SCULPTURE EPHEMERE COLLECTIVE.

 

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Pour achever en apothéose ce cinquième festival qui était aussi le premier du XXIème siècle, Loren avait proposé la création collective d’une sculpture qui, livrée au feu, aurait constitué un feu de joie comparables aux feux de la Saint-Jean de naguère. (Avec, peut-être, une connotation un peu provocatrice par ses allures d’autodafé !) Mais les pompiers qui n’ont pas pour deux sous de fibre poétique, opposèrent à cette suggestion un veto rédhibitoire.

On s’en tint donc à l’idée de la sculpture, suggérant que les vents pralinais et les intempéries montagnardes décideraient de sa longévité. Et chacun se mit à l’œuvre sur le pré, devant l’atelier de Louis Chabaud ; usant d’une recette que n’ont pas reniée les créateurs d’Art-récup’ les plus endurcis, présents en l’occurrence !

 

Loren, Dominique Sapel et Jean Duranel
Loren, Dominique Sapel et Jean Duranel

POUR CREER EN QUELQUES HEURES A PEINE UNE STATUE EPHEMERE.

 

          1.Aller en 4/4 visiter les décharges publiques avoisinantes. En rapporter « rien », ou presque rien (les temps ont changé depuis que celles-ci étaient sources de surprises de toutes sortes et des plus invraisemblables richesses rejetées par une civilisation du gaspillage !)

 

          2.Retrousser ses manches ! Créer une assise un peu stable : « éphémère », certes, mais pas tout de go périssable.

 

          3.Peaufiner les accessoires qui agrémenteront l’ensemble.

 

          4.Se mettre bien d’accord sur la marche à suivre et les ingrédients à utiliser. 

 

             5.Se faire gentiment la courte échelle pour consolider et enjoliver les parties hautes, et jouer les funambules pour créer un équilibre précaire, bien sûr, mais incontestablement esthétique

          6.Ajouter une pincée de sentiment : après l’effort, le réconfort !

 

Louis Chabaud ajoute les éléments décoratifs et Sibylle Eymery l'encourage de la voix.
Louis Chabaud ajoute les éléments décoratifs et Sibylle Eymery l'encourage de la voix.

          7.Mettre la touche finale. A ce stade, le public (en off) est déjà nombreux.

 

           8.Immortaliser ce grand moment. (Tiens, Loren et Martin  Lartigue qui furent les grands maîtres d’œuvre de ce « monument » à la gloire du festival et de l’amitié, sont « disparus » ! Où sont-ils ? Et les autres complices ? Partis ou restés garder les saints des saints, naturellement. Car, comme le dit l’adage, quoi qu’il arrive, « le spectacle continue » !

                                   

               9.Alinéa subsidiaire : Eclairer le soir naissant par quelques brûlots (qui, d’ailleurs, ont, eux aussi attiré les hommes du feu !) ; arroser le tout d’un crû local et, histoire de se dégourdir les jambes, et de se réchauffer car la météo n’était décidément pas de la fête), danser (peut-être le terme « gigoter » serait-il plus adéquat à ce stade des libations !),  au son des instruments des… jeunes tambourinaires autochtones : ce soir-là, décidément, même la danse était « hors-les-normes » !

 

 

Et le temps a passé !!!!
Et le temps a passé !!!!