IVe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY (1999)

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LES ARTISTES EXPOSANTS  

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          Philippe Aïni :

 et son oeuvre violente et originale, forte et spontanée, dont les personnages de bourre à matelas encollée agglomérée sur des structures de bois ou de métal, sont l’image aux yeux multiples, aux seins innombrables, de la mère vue à travers les déformations psychanalytiques de l’oeil du nourrisson !

 

VOIR AUSSI : TEXTE :"ART, RELIGION ET BIGOTERIES OU LE LONG MARTYRE DE PHILIPPE AÏNI PEINTRE ET SCULPTEUR" : IDEART N° 38 AOÛT 1994. TEXTE  Et ENTRETIEN :  BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 52 DE JUIN 1994 et "PHILIPPE AÏNI UN ARTISTE MAUDIT ?" : http://jeaninerivais.fr Rubrique RETOUR(S) SUR UN QUART DE SIECLE D'ECRITURE(S).

Hervé Aussant : 

 Ses peintures expressionnistes, porteuses de personnages sur fonds noirs, enfermés dans des huis-clos de rouges infernaux passés et repassés ; ses gravures créées par un artiste qui aime “se battre” avec la matière, et qui passe d’expressions très physiques à grands pleins et déliés ; à des œuvres fines et intimes comme des poèmes en noir et blanc.

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS :  "HERVE AUSSANT EN NOIR, EN COULEURS INFERNALES ET TERRIBLES SOUFFRANCES : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N°67 de JANVIER 2000, IVe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY. Et "CINQ QUESTIONS A HERVE AUSSANT" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N°75 Tome 1, Août 2004. VIe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY. Et aussi : "HERVE AUSSANT EN NOIR, EN COULEURS INFERNALES ET TERRIBLES SOUFFRANCES" : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique RETOUR SUR UN QUART DE SIECLE D'ECRITURES.

Jean Boccacino :

Ses petits personnages surlignés de couleur sanguine, et qui ne cachent au spectateur ni leurs entrailles, ni leur cœur gros comme ça, au point d’être parfois double ; intellectuels ou sentimentaux et qui contiennent en tout cas toujours en eux  un autre personnage, des maisons, un animal favori, etc. 

 

VOIR AUSSI : TEXTE "LES LECONS D'ANATOMIE DE JEAN BOCCACINO PEINTRE", ECRIT EN 1999, APRES LE IVe FESTIVAL HORS-LES-NORMES DE PRAZ-SUR-ARLY. IL A ETE PUBLIE DANS LE N° 67 DE JANVIER 2000 DU BULLETION DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA. Et aussi  sur : http://jeaninerivais.jimdo.doc/ Rubrique ART SINGULIER.

Isabelle Bonafoux :

Ses êtres humanoïdes “agoraphobes”, entourés d’une multitude d’objets créant un monde dont la volonté décorative confine à la préciosité. Personnages enfermés dans des huis-clos d’où seul les libère leur regard. Sensation étrange du “regardeur”, de chercher en vain dans ces yeux fixés “ailleurs”, un intérêt réciproque !

VOIR AUSSI : TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "LES THEATRES DE LA VIE D'ISABELLE BONAFOUX" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 67 de JANVIER 2000. Et N° 72 TOME 2 de FEVRIER 2003. Rubrique BANNE TROISIEME FESTIVAL D'ART SINGULIER. Et "CINQ QUESTIONS A ISABELLE BONAFOUX" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA OZENDA N°75 Tome 1, Août 2004, VIe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY. Et  aaussi : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique RETOUR (s) SUR UN QUART DE SIECLE D'ECRITURE (s).

 

 

Yannick Brugière :

Ses peintures très noires, couvertes de vernis, seul rempart peut-être contre le lourd contentieux qu’ont avec la vie ses personnages sanglés dans des huis-clos au-delà de toute espérance.

 

VOIR AUSSI TEXTES DE JEANINE RIVAIS  : "LES CAUCHEMARS EVEILLES DE YANNICK BRUGIERE" BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA, N° 67 DE JANVIER 2000. 

Et "ARCHEOLOGIE DES PETITS PEUPLES" BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 75Tome  d'Août 2004. Et aussi les deux textes sur : RETOUR SUR UN QUART DE SIECLE D'ECRITURE : http://jeaninerivais.jimdo.com/

 

Louis Chabaud :

Ses personnages sculptés masculins, fantasmes de corps-villes, corps-pubs, têtes-châteaux, etc. Son monde truculent, érotique, provocateur, toujours tendre et gentiment ironique !Et ses dessins en noir et blanc, autoportraits satiriques à la moustache conquérante,  déroulant leur “vie” en  spirale comme bouillonnerait un cerveau trop chargé de fantasmes !

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "Les mille satiriconneries de Louis Chabaud" N° 56 Décembre 1995 du BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA. Et "VOYAGES DE LOUIS CHABAUD DANS LE MONDE DE L'ART SINGULIER" : (http://jeaninerivais.fr Rubrique Art singulier). AUSSI ENTRETIEN : (http://jeaninerivais.fr Rubrique Comptes-rendus de festivals Banne 2008). Et PARCOURS COMMENTE DU MINIGOLF : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique FESTIVALS GOLFART PRAZ-SUR-ARLY 2012.

 

Joël Crespin :

Ses personnages toujours bancals, dissymétriques, dans des postures suggérant un mouvement “vers...” ; collés lourdement sur la toile, dans des combinaisons de quatre couleurs qui font exploser son univers, qui, par leurs combinaisons avec le blanc génèrent des symboles et des paradoxes picturaux, emmènent l’artiste dans un monde fantasmagorique où l’élément féminin est toujours beau ; le masculin petit, tout petit...

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS : COUTURES ET FANTASMES TISSUS D’HUMOUR NOIR, chez JOEL CRESPIN, peintre" : N° 75 Tome 1 d'AOUT 2004 du BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA. Et ENTRETIEN AVEC JEANINE RIVAIS : http://jeaninerivais.fr Rubrique COMPTES-RENDUS DE FESTIVALS : NOTTONVILLE 2007. Et TEXTE DE JEANINE RIVAIS  : http://jeaninerivais.jimdo.com/ RUBRIQUE FESTIVALS RETOUR SUR BANNE 2003

Philippe Dansette :

Ses sculptures de clowns énormes en habits clinquants ;  ses dessins en noir et blanc faits de minuscules étoiles ou pointillés, de lignes brisées ou onduleuses... ou en couleurs raides et empesés dans leurs vêtements semblablement décorés.

 

VOIR AUSSI : COURT TEXTE DE JEANINE RIVAIS : IVe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N°67 de JANVIER 2000.

Eric Doué :

Et ses installations primesautières de P’titkons, homoncules de terre, militants, gymnastes, promeneurs, pétant de santé ou blessés, estropiés, voire décapités... Un monde drolatique qui entraîne dans sa sarabande provocatrice le visiteur interloqué par le “pep” de ces êtres à la fois clones et néanmoins si personnalisés !

 

VOIR AUSSI : TEXTES DE JEANINE RIVAIS : "Vivent les petits peuples de la terre" ou les P'tits cons d'Eric Doué. N° 63 d'octobre 1998 du BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA.. Et " ERIC DOUE ET LA SAGA DES P'TITS CONS" : (http://jeaninerivais.fr Rubrique Art singulier). Et TEXTE DE JEANINE RIVAIS  : http://jeaninerivais.jimdo.com/ RUBRIQUE FESTIVALS RETOUR SUR BANNE 2003.

Catherine Dupire :

Ses personnages dansants entre des écritures de guingois ; drapés dans des habits qui, arrachés à des références culturelles ou à des quotidiennetés, “font toujours le moine” ; ou ses masques tragiques aux gros yeux ouverts sur leur étonnement ou leur souffrance ;  bouches ouvertes en témoignage de cette façon bien à elle qu’a l’artiste de clamer son amour de l’humanité... 

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "CATHERINE DUPIRE ET LE SENS DE LA RENCONTRE" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 70 de JANVIER 2002. TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "Ultimes jardiniers de la mémoire" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N°67 de JANVIER 2000.  TOUS TEXTES DE JEANINE RIVAIS ET ENTRETIEN AVEC CATHERINE DUPIRE : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique  RETOUR (s) SUR UN QUART DE SIECLE D'ECRITURE (s)

 

Roland Dutel :

Ses retables alvéolaires, sur / dans lesquels se trouvent des personnages nus et érotiques, aux visages triangulaires dans lesquels saillent des pommettes et des lèvres rouges, et de gros yeux largement écarquillés, côtoyant  des animaux , des oiseaux... tous ces éléments symétriques, dans un grand élan de couleurs lourdes...

 

VOIR AUSSI : TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "RETABLES ET FRESQUES MURALES DE ROLAND DUTEL : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 67 de JANVIER 2000. Et  http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique RETOUR (s) SUR UN QUART DE SIECLE D'ECRITURE (s)

 

Jean-Noël Fessy :

Et ses caravanes de chameaux traversant de leurs linéarités, comme le désert, les places des villages ! Constructions en branches où seules sont “contrôlées” les formes des “animaux”. Travail acceptant l’aléatoire ; où l’éphémère est la règle d’or. Installations métaphoriques de l’aventure humaine ! 

 

VOIR AUSSI : COURT TEXTE DE JEANINE RIVAIS : IVe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N°67 de JANVIER 2000.

 

Abraham Hadad :

Et ses individus reconnaissables en tous lieux. Dodus, fessus, nus mais sans exhibitionnisme, immobiles dans des quotidiennetés et des connivences attendrissantes. Une éblouissante technique, un immense talent, une verve chromatique et un lyrisme pictural qui font de cet artiste un “grand” parmi les “grands” !

 

VOIR AUSSI : TEXTE DE JEANINE RIVAIS : DANS LE CADRE DE L'EXPOSITION DE LA COLLECTION CERES FRANCO :  "DESIRS BRUTS 6e FORUM LES ULIS" 2004. "LE PEINTRE ET SON MODELE ou INTIMITE ET SOLITUDE chez ABRAHAM HADAD" : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique ART SINGULIER.

 

Danielle Jacqui :

Son monde fantasmatique si coloré, fait de mille pistes labyrinthiques ; de poupées brodées, couvertes de visages, fleurs et plantes , comme naguère les robes des fées ; ses dessins laqués comme des céramiques ; et ses livres illustrés comme autant de récits d’aventures dont le sommaire serait résumé là-bas, sur la façade de la Maison de Celle qui peint ! 

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "REFLEXIONS" : du N° 54 de février 1995  du BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA. ENTRETIEN AVEC JEANINE RIVAIS : http://jeaninerivais.fr Rubrique ART SINGULIER : "LA FACADE DE LA MAISON DE CELLE QUI PEINT" : DE L'AUTRE COTE DU MUR DECEMBRE 1995.  TEXTE  : QUAND DANIELLE JACQUI CELLE QUI PEINT est aussi CELLE QUI CREE DES POUPEES : http://jeaninerivais.jimdo.doc/ Rubrique ART SINGULIER. et : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique ART SINGULIER.  Et aussi ENTRETIEN AVEC JEANINE RIVAIS : "LA FACADE DE LA MAISON DE CELLE QUI PEINT": http://jeaninerivais.fr Rubrique ENTRETIENS AVEC DES ARTISTES. Et "La dragonne" : "Une rencontre, une oeuvre, une fête : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique  Art singulier.

 

Sylvain Lécrivain :

Et ses installations d’ “art-récup” aux présentations interchangeables ; où chaque objet appartenant aux souvenirs de l’artiste, à son univers familial et social, est choisi avec amour, nostalgie, etc. Constructions ludiques et graves, prolongées par des titres aux allures de déclarations provocatrices, du genre : Maître-queue qui déballe sa batterie de cuisine sans en faire tout un plat !

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS :  "MASQUES ET COMPOSITIONS SYLVESTRES DE SYLVAIN LECRIVAIN" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N°67 de JANVIER 2000, IVe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY. Et aussi : RETOUR SUR UN QUART DE SIECLE D'ECRITURE : http://jeaninerivais.jimdo.com/

 

Bernard Le Nen :

Son monde fantasmagorique d’allochtones aux visages-masques polychromes, aux corps se multipliant en d’autres corps en des gémellités capricieuses, agglomérés comme des écheveaux dont l’artiste aurait perdu le fil conducteur ; enfermés dans des cadres de masques grimaçants ; peints avec des couleurs violentes dont les contrastes génèrent une impression douloureuse ou angoissée !

 

VOIR AUSSI :  TEXTE DE JEANINE RIVAIS : " LES GENEALOGIES FANTASMAGORIQUES DE BERNARD LE NEN" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 72 Tome 1 de février 2003. Rubrique ART ET DECHIRURE. http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique ART SINGULIER.

 

Loren :

Ses collages éclaboussés de jaillissements de peintures, de gros amas de matière délimitant parmi des citations de militantismes politique ou écologique parfois, humanitaire toujours, des personnages humains, terriblement humains dans leurs enfermements psychologiques et leurs hurlements terrifiants...

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "PEINTURE ET MILITANTISME DE Loren" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 67 DE janvier 2000 ; et "LOREN FACE AUX ALEAS DE LA VIE" : BULLETIN… N° 74 TOME 1 DE JUILLET 2004 et http://jeaninerivais.fr Rubrique ART SINGULIER. Et aussi : TEXTE DE JEANINE RIVAIS  : http://jeaninerivais.jimdo.com/ RUBRIQUE FESTIVALS RETOUR SUR BANNE 2003.

 

Christian Pinault :

Ses personnages totémiques faits de matériaux de récupération aux dents féroces mordant ou menaçant ; leurs “antennes” / clous fichées dans leur corps comme des barbelés ; leurs énormes yeux ronds piqués d’iris noirs fixant le monde d’un air... glouton!

 

VOIR AUSSI ENTRETIEN  AVEC JEANINE RIVAIS : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique FESTIVALS. RETOUR SUR  BANNE 2003. Et ENTRETIEN AVEC JEANINE RIVAIS : http://jeaninerivais.fr Rubrique CERAMIQUES INSOLITES.

 

Evelyne Postic :

Et ses mondes imaginaires peuplés de personnages arborescents, aux membres-feuilles, aux corps-troncs ramifiés en cerveaux-fleurs. Oeuvres fantasmagoriques, éclatantes et chaleureuses, malgré la sobriété de la palette de couleurs ; autobiographiques sous leurs airs exotiques ; toujours réinventés en une grande masse de tendresse sous leurs airs ludiques.

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "VOYAGES IMAGINAIRES ? JARDINS D'EDEN ? CIVILISATIONS INCONNUES ? LES ŒUVRES D'EVELYNE POSTIC" :  N° 67 DE JANVIER 2000 DU BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA. Et UNIVERS SINGULIERS : "THYRARD ET POSTIC".

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS : MUTATIONS CHEZ LES ALLOCHTONES D'EVELYNE POSTIC" : http://jeaninerivais.fr Rubrique ART CONTEMPORAIN. Et http://jeaninerivais.jimdo.com/ RUBRIQUE ART CONTEMPORAIN.

 

Catherine Sani :

Ses mondes humains et animaliers vivant dans des cohabitations ludiques qui semblent appartenir à des contes populaires, aux plumages ou aux pelages ponctués de taches blanches, aux têtes aussi expressives que celles des humains aux vêtements guillochés de lignes brisées ou ondulées, incrustés d’intrications spiralées, semblant en lévitation au-dessus de tapis rouges fleuronnés de jaunes : Un grand moment de joie et d’optimisme!

 

 

VOIR AUSSI COURT TEXTE DE JEANINE RIVAIS :  SANI ET SES FEMMES" :  BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 67 de JANVIER 2000 : ULTIMES JARDINIERS DE LA MEMOIRE.

 

Blanche Téjada :

Ses oeuvres si diverses, allant de la sculpture à la gravure, du dessin à la peinture... une peinture dont les personnages ont des visages caricaturaux, des silhouettes très gestuelles. Une artiste à mi-chemin entre toutes les tendances hors-les-normes, mais jamais “intégrable” : une solitaire en somme, à la création profondément originale !

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS : "BLANCHE TEJADA AUX MILLE FACETTES" : http://jeaninerivais.jimdo.com/ Rubrique RETOUR(S) SUR UN QUART DE SIECLE D'ECRITURE(S).

Frankline Thyrard :

Son monde de sorcières érotiques, ses cours des miracles aux “filles légères”, robes pailletées arrogamment troussées pour dévoiler leurs cuisses lourdes ; ses tavernes et leur désespérance d’après boire...! Et puis, ses textes, bâtis en jeux de mots, lambeaux de phrases dont la saveur précieuse est comme un doublage sonore et ludique de ses ambiances sculpturales ! 

 

VOIR AUSSI Court texte de Jeanine Rivais : IVe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N°67 de JANVIER 2000. Et TEXTE DE JEANINE RIVAIS :"LE MONDE RIBAUD DE FRANKLINE THYRARD" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N° 72 Tome 2 Janvier 2003, IIIe FESTIVAL DE BANNE. Et aussi :  http://jeaninerivais.jimdo.doc/ Rubrique : RETOUR SUR LE FESTIVAL DE BANNE 2002.

Philippe Tykoczinski :

Ses grandes éclaboussures de couleurs vibrantes et lumineuses ; au milieu desquelles sont “jetés” des êtres aux visages hilares ou irrévérencieux ; posés dans des attitudes familières au milieu d’étendues aquatiques ou champêtres lourdes de matière ; ou stylisés en des linéarités qui emmènent le peintre vers la bande dessinée.

 

VOIR AUSSI TEXTE DE JEANINE RIVAIS :  "LES THEATRES DE L'ABSURDE DE PHILIPPE TYKOCZINSKY" : BULLETIN DE L'ASSOCIATION LES AMIS DE FRANCOIS OZENDA N°67 de JANVIER 2000, IVe FESTIVAL DE PRAZ-SUR-ARLY. Et TEXTE DE JEANINE RIVAIS  : http://jeaninerivais.jimdo.com/ RUBRIQUE FESTIVALS RETOUR SUR BANNE 2003.

 

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PETITS CREATEURS A L’OUVRAGE A PRAZ-SUR-ARLY

Entretien avec Jeanine Rivais

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L'entretien a été réalisé pendant le IVe Festival, dans la salle/atelier de l'école de Praz-sur-Arly.

Louis et Paulette Chabaud
Louis et Paulette Chabaud

         Jeanine Rivais. : Bonjour, je m’appelle Jeanine. Je suis venue voir le festival. J’ai été très agréablement surprise par la variété et l’imagination de votre travail. J’ai donc pensé qu’il serait intéressant d’en parler dans une revue.

          Je voudrais, pour commencer, que vous nous expliquiez comment vous en êtes venus à participer à un atelier de terre. 

          Tous : C’est la maîtresse qui l’a dit.

 

          J. R. : Oui, mais cet atelier a eu lieu avec l’école, ou en dehors de l’école ? Et c’était la maîtresse qui dirigeait l’atelier ; ou bien quelqu’un d’autre est venu ?

          Tous : Avec l’école. 

          Chloé : Il y avait des gens qui travaillent la terre, des...

          Tous : des potiers... des sculpteurs ...

 

          J. R. : Quelle est la différence entre des potiers et des sculpteurs ?

          Chloé : Un sculpteur fait des sculptures... tandis qu’un potier fait des pots, des vases...

 

          J. R. : Mais qu’appelez-vous des sculptures ?

          Un garçon : C’est comme ce qu’on a fait !

 

          J. R. : Il faut que vous expliquiez ce que vous avez fait, les gens qui liront cet entretien ne verront pas vos oeuvres, ils ne pourront donc pas comprendre ce que vous dites !

          Une fille : D’abord, nous avons fait un dessin de ce que nous voulions faire...

          Un garçon : Ensuite, classe par classe, nous devions descendre , et après avoir décidé de ce que nous voulions faire, nous avons commencé à faire la base de notre travail...

          Un autre enfant : Ensuite, on a peint, on a cuit, on a fait l’émail.

          Un fille : Ils ont oublié de dire que d’abord tout a séché pendant quinze jours. Puis on a peint, on a fait l’émaillage...

 

          J. R. : Vous m’avez dit que vous aviez commencé par un dessin : est-ce que c’est facile de passer du dessin à la sculpture ?  Quelle est, dans votre tête, la différence entre un dessin et une sculpture ? Toi, qui n’as pas encore répondu...

          Le garçon : Non, le dessin, c’était facile... mais pas la sculpture...

 

          J. R. : Qu’est-ce qui t’a posé problème ?

           Le garçon : De former mon objet..;

 

          J. R. : Qu’est-ce que tu veux dire ?

          Le garçon : De le sculpter. De faire bien la forme ; de regarder le dessin, et de faire la même chose avec la terre...

 

          J. R. : Les plus grands, vous pourriez peut-être l’aider ? Qu’est-ce que c’est, pour vous, qu’un dessin ?

          Un garçon : Le dessin, c’est tout plat. Tandis que la sculpture ne l’est pas ; et ce n’est pas plein...

 

          J. R. : Mais comment dit-on, lorsque l’on parle de quelque chose qui n’est pas plat ?

Silence.

          On dit “en relief”, ou c’est “un volume”...

          Vous aviez commencé à expliquer qu’il était venu des potiers, des sculpteurs, pour vous faire travailler : que vous ont-ils dit ?

           Un garçon : Ils nous ont expliqué d’où vient la terre...

           J. R. : Et d’où vient-elle ?

          Tous : Du bord de l’eau... Des rivières...

 

          J. R. : A Praz-sur-Arly, vous êtes à côté d’un torrent ? Savez-vous s’il y a de la terre pour sculpter ? Quelle qualité doit-elle avoir pour être utilisée en sculpture ? 

           Un garçon : Il faut qu’elle soit mouillée !

 

          J. R. : Bien sûr, mais c’est insuffisant pour l’utiliser en sculpture ! Quelle autre qualité doit-elle avoir ?

          Une fille : Elle doit être un peu molle ! Il ne doit pas y avoir beaucoup de cailloux, et il faut qu’ils soient tout petits.

 

          J. R. : Et vous aviez le choix entre une seule ou plusieurs couleurs ?

          Tous : Plusieurs couleurs...

 

          J. R. : Essayons d’être plus précis, et revenons à ce que vous disiez tout à l’heure : Julie, tu es partie de ton dessin, tu es passée à la sculpture : essaie d’expliquer comment tu as fonctionné ?

          Chloé : Quand les sculpteurs sont venus, la dame nous a posé de donner le nom de toutes sortes d’objets, d’animaux, etc. et après, de choisir celui qui nous intéressait. Au tableau, elle écrivait ce que nous disions...

 

 

          J. R. : Et à partir de votre choix, vous commenciez à travailler la terre ? Romain, quel a été ton problème ?

          Romain : Moi aussi, j’ai trouvé qu’après le dessin, quand il a fallu commencer à faire la forme c’était drôlement dur ! Le dessin c’est facile, mais pas la sculpture ! 

          Benjamin : Je n’arrivais pas à lisser mon bonhomme, alors il reste encore des petits trous sur le dessus !

 

          J. R. : Et pourquoi n’y arrivais-tu pas ? Tu aurais pu passer tes doigts dessus ! 

          Romain : Je ne sais pas ! La dame me disait qu’il fallait que j’y arrive. Chaque fois, je lui demandais si ça allait, et il restait toujours des trous ! 

 

          J. R. : Vous insistez tous sur le fait que le dessin est facile : vous dessinez beaucoup dans votre école ?

          (Très vite, avec enthousiasme, regret, etc.)Tous : Oui ! Oui !

           Un garçon : Moi, quand je serai grand je serai dessinateur...

          Une fille : Moi, au début j’avais choisi une poire, et après j’ai ajouté des trucs dessus pour faire plus compliqué. Mais c’est les détails, en dessin c’est facile, mais avec la terre, je n’y arrive pas ! 

          Un garçon : Et puis il fallait le faire beau parce que ce serait exposé ici...

 

          J. R. : Tu es en train de nous dire que tu as voulu le faire beau parce que tu savais qu’il serait exposé ici ? Seulement pour cette raison ?

          Le garçon : Non, pas seulement, c’était aussi pour faire plaisir aux autres !

 

          J. R. : Et à toi, est-ce que tu t’es fait plaisir ? Jessica, puisque tu viens d’arriver, raconte-nous ce que tu avais fait ?

          Jessica : Moi j’ai fait un chien volant : c’était un peu dur ; parce que les ailes étaient grandes et je n’arrivais pas à les faire tenir !

          J. R. : Vous étiez donc libres de choisir la forme que vous vouliez. Vous étiez contents, le résultat vous plaisait. Que s’est-il passé ensuite ?

          Une fille : Nous avons attendu quinze jours pour que les sculptures sèchent. Puis, les gens sont revenus, ils ont fait une première cuisson...

 

          J. R. : A quelle température ?

          Un garçon : 1000°.

          Tous : Non, pas tant ! 

          Un garçon : Autour de 850°. C’était la deuxième cuisson qui était à 1000° !

 

 

          J. R. : Ensuite, que s’est-il passé ?

          Tous : On a émaillé. 

 

          J. R. : Que signifie le mot “émailler” ?

          Tous : On met de la peinture dessus. Il faut tapoter dessus pour que la couleur se voie bien... Et puis il y a des couleurs qui changent, par exemple des bleus qui deviennent verts...

 

          J. R. : Vous étiez donc de vrais techniciens, et de vrais petits peintres ! Comment avez-vous réagi, quelles idées aviez-vous en tête lorsque vous avez commencé à peindre ?

          Un fille : Faire des choses rigolotes...

          Un garçon : Mettre des couleurs vives. Et pas toujours les mêmes couleurs. 

          Benjamin : Moi, j’ai voulu tout faire de la même couleur !

 

           J. R. : Et pourquoi as-tu choisi de tout faire de la même couleur ?

          Benjamin : (c’est le petit garçon qui ne parvenait pas à lisser son oeuvre) Pour que ce soit normal !

 

          J. R. : Qu’est-ce que tu appelles “normal” ?

          Benjamin : Eh bien, par exemple quand une personne a seulement un oeil, elle n’est pas normale ! Si elle en a deux, elle est normale ! Moi j’avais fait un animal avec quatre pattes différentes, avec une machine à laver, l’armoire et le robinet...

 

          J. R. : Et tu trouves que cet animal était “normal” ? Avec une armoire et une machine à laver ! Je crois que tu as voulu faire un animal très bizarre, très fantaisiste : alors qu’appelles-tu “des couleurs normales” ?

          Benjamin : Qui sont pareilles.

          Les autres (venant à son aide): Si une machine à laver est toute blanche, elle est normale.  Mais des fois, quand on avait mis plusieurs couleurs, ça ne donnait pas ce qu’on voulait ! 

 

          J. R. : Vous avez donc eu des surprises ! Vous attendiez un pull bleu, des ailes rouges, etc... Qu’est-ce qui a pu provoquer ces différences ?

          Un garçon : La cuisson ! Parce que dans le four, les sculptures restaient 45 minutes, je crois ; et il y faisait tellement chaud que les couleurs changeaient.

          Une fille : Et puis, quand c’était fini, il fallait passer de la peinture blanche partout sur notre bonhomme.

 

          J. R. : De la peinture, pour quoi faire ?

          Des garçons : Pour vernir, pour que ça brille...                          

                                      

          J. R. : Etes-vous bien sûrs qu'il s'agissait de peinture ?                                                              Tous : Non, c’était une sorte de vernis. 

        Une fille : Par exemple, Benjamin n’avait pas mis de vernis. Jessica non plus, sur son gros chien. Ils ont gardé les couleurs naturelles.                                                                              

          J. R. : Quand tout ce travail a été terminé, qu’est-ce que cela représentait pour vous ? Comment avez-vous dit ? J’ai fait une sculpture ? J’ai fait une pièce ... Et qu’est-ce que vous allez en faire, maintenant ?

          Une fille : Moi j’ai dit de la poterie.

 

          J. R. : Tu as compris maintenant que le mot ne convenait pas ? 

          Un garçon : Moi, j’ai dit : j’ai fait un bonhomme... Et je crois qu’on va les garder en souvenir.

          Benjamin : Moi, je vais faire du décor dans la maison. Pas dans ma chambre, dans la chambre de ma mère...

 

          J. R. : Merci à tous. Je vois que vous avez beaucoup réfléchi sur ce qu’est le travail de la terre ! 

          Nous allons maintenant demander à Paulette (Paulette Chabaud, l’ autre” protagoniste du festival ; et institutrice à Praz) si elle est d’accord avec tout ce que vous avez dit ; et si elle veut ajouter quelque chose ?

          Parce que j’imagine que pour faire des oeuvres aussi belles, vous n’en avez pas fait qu’une dans l’année ?

          Paulette Chabaud : Nous avons d’abord fait des séances d’initiation avec des dames du village qui travaillent la terre ; avec Louis Chabaud aussi ; pour les habituer à travailler la terre.

          Ensuite l’Association Rencart, de Saint-Etienne qui a l’habitude de travailler avec les enfants est venue, ainsi qu’un céramiste. Ils ont travaillé en petits groupes, à plusieurs reprises. Louis et une autre dame ont prêté leurs fours pour faire cuire les œuvres lorsqu’elles ont été sèches. Et l’Association est revenue pour ce travail d’émaillage et de cuisson.

 

          J. R. : Est-ce que vous vous rendez compte de la chance que vous avez de travailler, ainsi, avec de vrais professionnels qui ont pu vous aider et vous expliquer toute la démarche à suivre ?

Vous souhaitez continuer, plus tard, à faire de la poterie ? Ou cette expérience sera la seule ? Est-ce que certains se sentent la vocation ?

          Chloé : Moi, je crois que oui. 

         Un garçon : Moi j’aimerais bien continuer comme loisir ! 

          Benjamin : Moi, j’achèterai de la terre, et j’en ferai chez moi.

         Romain : Moi je rêve d’être artiste !

 

          J. R. : Avant de nous quitter, dites-moi si vous êtes allés visiter le festival ? Et d’abord, qu’appelle-t-on un festival ?

          Une fille : C’est une exposition faite par des artistes !

          Plusieurs : Oui, on a tout visité.

          Benjamin : Moi, il ne m’en reste plus que deux : chez Chabaud et où il y a le maire ! A la maison de la Montagne, il y a des trucs rigolos, faits avec des pots d’échappement, des selles de vélos...Il a fait des yeux avec...

          Une fille : Sur la place, il y a des dromadaires, et dans plusieurs endroits toutes sortes de choses... A la Maison de la Montagne, il y a des oeuvres avec des couleurs plus vives et des d’autres plus rigolos.

 

            J. R. : Romain, toi qui veux être artiste, qu’en penses-tu ?

         Romain : Il y en a qui ont choisi des couleurs très vives ; et des choses complètement différentes.

          Benjamin : J’aimerais bien faire des choses avec des pots d’échappement, je pourrais les peindre comme la voiture, et tout...

          Plusieurs : A la Maison de la Montagne, il y a Bonafoux, j’aimerais bien faire des choses comme elle !  Il y avait beaucoup de têtes, c’étaient celles de Lécrivain... Et puis il y avait les P’tikons aussi... Ils sont rigolos parce qu’on dirait toujours qu’ils vont faire des bêtises... Et puis le nom, parce qu’il y a “con” dedans... Et Maman ne veut pas qu’on le dise! 

Les petits de 1999 !Les voilà devenus grands : ont-ils persévéré ?
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